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Suspension de Compte Adwords Et Comment Survivre au Bannissement

30 juin 2010 Poste dans Analyses de mes erreurs

Et voilà, ce qui devait arriver arriva.
J’ai moi aussi reçu le mail d’Adwords m’expliquant que mon compte Adwords est suspendu.

Bien entendu, comme tous ceux à qui c’est arrivé, ce fût rétroactivement, pour des campagnes lancées il y a plusieurs mois et belles et bien validées à ce moment là par leurs équipes en interne, au delà même du fait qu’elles ont généré plus de 1 500 clics…

Le tout sans être prévenu à aucun moment que quelque chose clochait pour eux.

Bref, réveil tardif de leur part, compte suspendu avec absolument 0 avertissement et la belle note de fin :
« vous ne pourrez plus jamais de votre vie du monde ouvrir un compte et merci de ne plus nous contacter. »

Je vais vous expliquer pourquoi je m’y attendais, pourquoi je n’ai pas pleuré, et pourquoi cela n’impactera pas mon business, c’est même une très bonne chose.

Oui je m’y attendais.

Pour info, cela m’est arrivé à cause de produits autour de la niche « gagner de l’argent sur Internet ».

Chez Google, on veut bien que vous gagniez de l’argent, mais pas trop quand même…

Beaucoup d’affiliate US se sont fait jeter d’Adwords lors de la déferlante Acai Berry et de tous ces programmes au rebill.
Même ceux qui claquaient plus de 10k$/jour y ont eu droit… Il ne faut pas croire que l’argent vous met à l’abri…

A l’époque ça avait pas mal jasé, mais que l’on se rassure, il y a malgré tout des stars en France qui jouent dans cette cour également :D
Et maintenant il y a aussi votre serviteur ;)

J’ai pu lire sur des forums que certains téméraires ont même osé poursuivre Google pour « refus de vente caractérisé ».
Ils ont de l’espoir ces gens, ils pensent pouvoir la faire à l’envers à ceux qui ont réussi à photographier la planète entière en bagnole sans lui demander son avis…

Il y a aussi des ménages fréquents chez les éditeurs Adsense. Dès que vous passez un certain montant, dès que vous commencez à encaisser un peu trop, leurs moniteurs s’affolent et le ban arrive.
Adieux chèques Adsense récurrents et bien lourds, et par la même occasion : adieu positionnement SEO, same player shoot again, repart de 0 si t’as le courage sinon retourne prendre un 9-18 de merde en tant qu’employé ;)

C’est arrivé (plusieurs fois en plus) à des mecs que je connais bien dans le milieu SEO.

Comme je vous le disais, chez Google, on veut bien que vous gagniez de l’argent, mais pas trop quand même…

Bien entendu, on comprend tous leur positionnement qualitatif blabla, user experience blabla et tout le toutim.
Mais ce que l’on comprend moins, c’est l’hypocrisie.

Pourquoi supprimer rétroactivement plusieurs mois après, les programmes type « gagner de l’argent sur Internet », quand on voit la gueule des SERP (snif, je ne suis plus là :D )

Enfin, je ne vais pas trop rentrer dans le débat, Google n’aime pas les affiliés ni ceux qui essaient de bidouiller pour s’assurer de la visibilité… Mais c’est quand même lui qui a créé le Black Hat et a forcé toute une génération de webmasters affamés à expérimenter toutes les techniques possibles et inimaginables pour profiter un peu du rayonnement du moteur qui a cannibalisé 92% des recherches des internautes Français.

Donc au lieu de pleurer encore un peu plus, je vais vous expliquer pourquoi telle Amel Bent, tout ça ne me fait pas peur.
Bien sûr au début j’étais énervé à la lecture du mail, mais finalement avec le recul, c’est bien passé.

Je n’ai pas vraiment « pêté mon câble ».

Tout au plus j’ai maugréé 2 mn, fais 3-4 pas en rond et shooté dans un truc qui traînait par terre.
Et c’était fini.

Aujourd’hui, je pense que je peux raisonnablement admettre, et en tout objectivité, que je suis un annonceur complet :D

Je connais le côté bête de ceux qui suivent aveuglément les guidelines du référencement naturel comme le côté obscur qui garantit des résultats plus rapides et plus risqués.
Et je connais désormais le côté « annonce payante qui passe », et je sais à partir de quel moment on franchit la ligne jaune.

Expérience, expérience…
Celui qui vous conseillera sur ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire pour gagner votre vie sur le Web et n’a jamais connu toutes les visions de l’équation, tous les chemins qui mène à l’objectif, le blanc, le noir et ce qu’il y a au milieu, le yin et le yang… est un imposteur.

Je deviens de plus en plus honnête avec vous au fur et à mesure que le temps passe amis lecteurs :D

Pourquoi je suis si serein ?

Car je connais des sources de trafic qui apportent autant voire plus de trafic que Google, et surtout qui m’apportent plus de conversions :D

Eh oui, il n’y a pas que Google dans la vie.
Et malgré la bonne audience de ce media, il ne constitue pas la panacée.

Pour moi les 2 points forts de Adwords sont :
- Possibilité de cibler les requêtes en mode surf, comparaison, ou achat
- Le réseau Display qui permet de faire du Media Buy sans en avoir l’air, le tout sans risque et moins cher

La grande audience n’est par contre, de mon point de vue, pas un point fort et constitue même une limite, ce que j’explique de suite.

Les limites d’Adwords :

1/ Difficulté à aller chercher la croissance
Quand vous vous positionnez sur des produits où le besoin n’est pas conscient, vous êtes limités par le plafond du nombre de requêtes mensuelles effectuées par les internautes.

Eh oui, vous avez beau avoir THE must have dans votre marché, plébiscité et reconnu par tous, si le nombre de recherches sur ce produit/créneau ne dépasse pas 10 000 requêtes/mois par exemple, et bien vous aurez du mal à vendre plus…
Dans un meilleur des mondes hypothétique où vous arriveriez même à atteindre 100% des acheteurs intéressés, il ne faut pas croire que vous ne pourriez pas faire plus de 10 000 ventes/mois, bien au contraire !

Vous aurez du mal à interpeller votre audience potentielle que vous avez ce qu’il faut pour combler un besoin qu’elle ignore encore !

Et ça c’est très important, parce que si vous n’arrivez plus à étendre votre croissance par l’acquisition de trafic, vous êtes mort !

Adwords, à part sur le réseau Display mais il vous faudra beaucoup de maîtrise et d’audace, vous bride ici de par la nature de son outil sur ce trafic chaud potentiel.

2/ Un réseau pollué par les boulets

Bon là je pense que quiconque a déjà mis des billes dans Adwords verra de quoi je parle.
Les boulets sont légions.
Attention, le mot « boulet » ici n’est pas péjoratif.

J’ai aussi été un beau boulet sur Adwords et je l’ai été longtemps :)

Adwords nécessite énormément d’expertise et de recul.
Quand vous ne savez pas ce que vous faîtes, vous faîtes monter les enchères au clic, et c’est toute la chaîne qui en pâtit.

Bien sûr, si vous avez un bon taux de clic, que l’adéquation « requête/annonce/landing page » est correcte… vous arriverez à vous en sortir…
Mais sur les gros marchés, le temps des requêtes vraiment porteuses à moins de 0,50€ le clic est révolu depuis longtemps.

Imaginez quand même ce que cela représente.

Petit calcul,
Le panier moyen sur Internet, c’est selon la FEVAD, 90€ en 2009.
Prenons un commerçant qui marge à 30%, soit 27€ de profits par commande.
Imaginons quel taux de conversion ce commerçant courageux qui se situe dans cette moyenne devra avoir :

1,85% de conversion pour un CPC à 0,50€
2,22% de conversion pour un CPC à 0,60€
2,59% de conversion pour un CPC à 0,70€
2,96% de conversion pour un CPC à 0,80€
3,33% de conversion pour un CPC à 0,90€
+3,70% de conversion pour un CPC à 1€ et plus

Cela n’a l’air de rien comme ça, mais il faut savoir que 1% est le taux généralement constaté sur la plupart des e-commerces qui se débrouillent pas trop mal. 2%, ça commence à être intéressant et 3% on est dans la mini performance :)
Et bien sûr, si les paniers moyens/marges sont moins importants, c’est l’escalade.

Bref, tout ça pour dire que le clic est devenu très cher sur Adwords, et difficile à rentabiliser.
Il existe de nombreux moyens pour monter malgré tout ce ROI.
Mieux fidéliser, enchérir sur des mots clés peu connus mais à plus faible trafic…

Mais cela vous met en dehors de la zone chaude, celle où le vivier est, celle qui fait des affaires vite, et maintenant.

Ok Julien, tu nous as convaincu qu’Adwords en fait c’était nul, mais comment tu gagnes encore de l’argent ?

On y vient.
Ce n’est pas tout de reconnaître les limites d’Adwords (qui reste toujours un très bon outil hein, quand on sait l’exploiter… et quand on ne se fait pas bannir ;) ) il faut maintenant savoir ce que l’on fait pour survivre.

Déjà si je survis aujourd’hui, c’est pour une raison simple digne des plus grands philosophes grecs de tous les temps.
Comme disait l’autre : « Ne jamais mettre ses oeufs dans le même panier ».

Si Adwords vous apporte 90% de vos affaires, soit vous êtes fou, soit vous manquez de connaissances pour vous sécuriser et dans ce cas contactez moi de suite pour que l’on voit ce que je peux faire pour vous :D

Déjà sachez que les success story sans Google existent.
John Chow, Shoemoney et d’autres comme BMW ont fait les frais de l’algorithme, et par leur travail sur leur branding ont su s’en sortir !
J’en avais déjà parlé .

Mais vous, qui n’avez peut être pas encore bâti une réputation assez solide pour vous affranchir de Google, quelles sont vos solutions ?
Comment pouvez vous apporter sur votre site un trafic immense, acheteurs potentiels comme prospect chaud qui s’ignore, en masse et les billets débordant des poches prêt à tout claquer chez vous ?

Ah je sens que vous êtes intéressé.

Eh bien en utilisant d’autres medias encore plus intéressants.

Quel est le site qui a plus de trafic que Google, et qui permet de toucher toutes les tranches de la population ?
Facebook bien sûr !

Facebook est à ce jour la plateforme vous permettant de toucher le plus précisément la cible qui vous intéresse et surtout en lui délivrant des messages permettant de la faire entrer dans les différentes phases de votre cycle de vente.

Il y a d’autres moyens pour toucher énormément d’audience qualifiée, mais je garde ça pour l’instant pour moi et mes clients :)

Revenons à Facebook.
Les utilisateurs se comptent par millions, et vous pouvez segmenter assez précisément les populations qui vous intéressent.

La gymnastique est complètement différente de ce que vous avez l’habitude de faire sur Google Adwords.
Il ne faut plus raisonner en terme de « requête » mais bel et bien en terme de « segmentation d’audience ».
Et là il n’y pas à tergiverser -> Back to the basics of Marketing :)

C’est pour cette raison que Facebook a beau être encore un El Dorado particulièrement abordable (les clics à 3cts sont encore possible), il n’est pas pour autant accessible sans préparation minutieuse au préalable.

Tout le jeu réside dans la compréhension de votre audience:
- Qui cherchez vous à atteindre ?
- Pour lui dire quoi ?
- Et la convaincre comment ?

Si vous savez répondre à cette question, vous pouvez envisager faire 5 fois plus de ventes que ce que vous ne faisiez avec Adwords, limité par son fonctionnement axé « requête ».
Je l’ai personnellement constaté plusieurs fois.

Quand avec Adwords je ne fais que 20 ventes/jour, je peux en faire 100 avec Facebook grâce à son audience démentielle !

Attention, sur Facebook, tout va vite.
Votre réussite peut être spectaculaire… Mais votre plantage aussi.

J’ai personnellement expérimenté plusieurs défaites avant d’avoir des succès solides.

Je suis partisan du « learning by doing », et les marges étant faibles quand on fait de l’affiliation, les chances de succès sont toujours plus réduites.
Il faut être bien préparé et surtout tout mesurer et optimiser.

J’ai réussi par moi même à comprendre comment avoir des campagnes rentables, mais si contrairement à moi, vous ne voulez pas perdre plus de 2 000€ avant d’en gagner, je vous recommande de prendre un sacré raccourci qui m’aurait bien aidé si je l’avais eu dans les mains avant de commencer avec Facebook :

Je vous recommande le guide FBAdsguide (79$, en américain mais bien illustré et simple à comprendre) de Jonathan Volk, multi millionaire uniquement grâce à la plateforme d’annonce Facebook.

Quand j’ai vu qu’il sortait ce guide, je me suis précipité dessus malgré mon expérience de Facebook.
Pour moi, Jonathan est l’un des meilleurs affiliés de la planète et son blog est une mine d’or à bookmarker d’urgence.

Si vous êtes sérieux dans votre volonté de gagner votre vie sur le web (merde, voilà que je recommence à parler de ce sujet :D ), vous ne pouvez pas passer à côté de Facebook.
Et ce guide vous mettra non seulement rapidement le pied à l’étrier, mais vous évitera aussi surtout de perdre énormément d’argent en testing (comme moi) et conclure que « ça ne marche pas » (comme ça a pu m’arriver) tout simplement parce que vous n’aurez pas su faire fonctionner vos campagnes :)

Pour info, je vous donne mon impression, puisque je l’ai :

* Le guide en lui-même vous donne toutes les bases que vous devez maîtriser, et vous explique comment passer d’une campagne non rentable en une pépite bankable grâce à une bonne segmentation et à un split testing imparable
* Les bonus :
- Un PDF recensant plusieurs manières d’atteindre certains profils qui vous intéressent: Les gamers, les célibataires à la recherche de rencontre, les musiciens/fans de concert, les fans d’actu people, les sportifs, les personnes qui cherchent à perdre du poids, les personnes intéressées par la mode, la gastronomie, les voyages, la technologie… et même les chrétiens :D
Les plus gros marchés sont représentés.
- Un PDF recensant les 500 fan pages les plus populaires. Parfait pour vos idées de ciblages comportementaux et vos niches.
- Des vidéos d’exemples concrets pour vous expliquer ce qui ne marche pas, ce qui marche bien, et comment faire de ce qui marche bien quelque chose qui marche encore mieux.

Tout comme Adwords, chez Facebook on tient également à préserver la qualité de l’ensemble du réseau, donc il y a des guidelines à respecter, on peut faire certaines choses et d’autres sont interdites.
Le guide passe en revue les méthodes qui fonctionnent et explique comment annoncer sereinement en ayant la garanti d’un bon retour sur investissement.

Cela fait maintenant 6 mois que je m’amuse avec Facebook (et d’autres plateformes, cela fait longtemps que je suis libre de Google ;) ) et je suis bien obligé de vous avouer que je prends énormément de plaisir à voir des campagnes passer du statut « loser » à celui de « inch’allah si ça continue la nouvelle voiture c’est le mois prochain ».

Faîtes comme moi, diversifiez vos sources de trafic, vos sources de revenus, optimisez, testez, apprenez d’autres méthodes par vous même si vous avez le temps et l’argent ou prenez un sérieux raccourci si vous voulez aller plus vite, et évoluez !

Soyez forts ! :D

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