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Dopons les ventes, pas les sportifs…

27 juillet 2007 Poste dans Com Institutionnelle

Je me posais une question.

Vous avez certainement constaté qu’en ce moment on ne parle que du Tour de France et ses as de la pédale : dopés, archi-gonflés aux hormones et survitaminés à n’en plus pouvoir.

 

Toute considération sportive mise à part…

(je ne me rabaisserais pas à commenter les divers sondages sur le taux de confiance des français envers le cyclisme, je ne m’attarderais pas sur les divers scandales touchant les équipes, je ne m’attarderais pas non plus sur les potins et ragots d’enfants comme quoi untel n’est pas allé à la visite médicale, je ne donnerais certainement pas mon avis plus que dubitatif quand on sait qu’en 1903, la vitesse moyenne était de 25km/h contre 41 km/h en 2006 pour une distance qui s’est rallongée car de 2428 Km en 1903 nous sommes passés à 3657 Km en 2006 – bien que les vélos soient 2 fois plus légers aujourd’hui et la qualité de nutrition s’est améliorée soulignons le à la décharge de ces gentlemen – … Non je ne m’abaisserais pas à ces commérages… ah mince c’est fait :-D)

 

… Une autre question m’intéresse ici.

Quel intérêt ont les entreprises à continuer le sponsoring dans ce cas concret de partenariat non productif ?

 

Rappelons les principaux objectifs de la communication hors-media :

-          Toucher avec précision des cibles restreintes avec la possibilité de message personnalisé

-          Stimuler les ventes par des offres spéciales temporaires

-          Créer et entretenir des relations de proximité et de sympathie

-          Soutenir et compléter le message publicitaire

-          Se substituer à la publicité media lorsqu’elle est interdite ou règlementée

-          Communiquer aux bonnes personnes, au bon moment, au bon endroit, dans un contexte favorable

(Définition du Mercator de Lendrevie, Lévy et Lindon)

 

Moi je trouve ça plutôt cocasse quand on s’aperçoit que les grands sponsors sont des groupes de santé, d’assurance ou des banques… En plus de l’impact catastrophique sur la notoriété de l’entreprise, c’est plutôt pas mal la retombée sur l’image, assimilée ici aux notions de triche, mensonge et défaite. Vous vous retrouvez avec la banque de confiance à qui parler, le monsieur qui gère votre assurance vie et la madame mutuelle qui s’occupe de votre santé. Vous n’avez pas peur ? :-D

 

Très sérieusement, je me demande comment on peut encore soutenir le Tour de France… Mais à quoi pensaient donc les services Marketing et Communication ? Je sais que parfois certains patrons se lancent dans le sponsoring et le mécénat pour une question de cœur, mais là il va rompre à battre à cette vitesse au gré des scandales surmédiatisés et des produits pas nets qui tournent dans l’organisme.

 

Bref, c’est facile à dire j’en suis bien conscient. Ne pas prendre de risque en terme de sponsoring sportif fonctionne une fois par décennie. Sponsoriser un Zidane ou un Michael Jordan est effectivement une garantie totale, ces personnages étant des dieux vivants tant sur le plan sportif que humain. D’ailleurs chacun sait que Zidane peut mettre un coup de boule à qui il veut, ce sera l’autre qui s’excusera :-)

 

Ah làlà, moi si un jour j’ai un quelconque pouvoir de décision dans le marketing opérationnel de mon groupe, je place mes billes dans le lancer de troncs d’arbre à l’Ecossaise, juste pour voir si on vient m’embêter…

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