Parcourir > Home / E-Marketing / Comment Faire Du Split Testing De Bannières Pour Du Media Buying

Comment Faire Du Split Testing De Bannières Pour Du Media Buying

2 juillet 2010 Poste dans E-Marketing

Je ne le répèterai jamais assez, ce qui différencie la campagne qui vous fait perdre de l’argent, de celle hyper rentable à côté de laquelle vous passez tous les jours en l’ignorant superbement, c’est le split testing.

Non seulement tout se teste, mais surtout, il ne faut pas hésiter à tout croiser.

Je vais vous donner un petit moyen très simple pour faire du split testing et savoir tracer les résultats sur vos achats de bannières.

Un bon split testing teste toutes les approches possibles d’une source de trafic (message sobre, message décalé, message pour cible 1, message pour cible 2, problème 1 ou 2, psychologie plus 1 ou plus 2, jaune, vert, rouge, bouton, flèche, carré, rond…) croisé à une page de destination là encore multi-testée (discours 1, discours 2, photo 1, photo 2, dessin à la place d’une photo, titre 1 ou 2, offre 1 ou 2, 20€ de réduction ou 15%, frais de port gratuits ou garantie 60 jours satisfait ou remboursé sans poser de question…).

C’est comme ça que l’on grappille progressivement +XX% de résultats, et on passe du négatif à une campagne qui atteint le seuil de rentabilité.
Et du seuil de rentabilité on commence à faire des profits…
Et quand on tient la bonne combinaison « bon discours -> à la bonne audience -> au bon endroit », on compte les billets rentrer…

Mais le piège est de croire qu’il faut s’arrêter là.
Eh non, il faut enfoncer le clou et faire encore mieux !
Toujours!

C’est justement sur les campagnes rentables qu’il y a le plus de boulot…
Si elle fonctionne, c’est qu’elle peut fonctionner encore plus.

C’est dingue hein ?
En fait ça ne s’arrête jamais ;)

Sur les plateformes annonceurs les plus connues :
Google Adwords, Yahoo Search Marketing, Microsoft AdCenter ou Facebook, c’est très simple de faire du split testing.

Leur système s’occupe de tout, vous rentrez une annonce, et une dizaine de variations au minimum.
(rappelez vous, si vous êtes du genre à créer 2 ou 3 annonces à peine par groupe d’annonce, non seulement vous êtes dans le faux mais vous passez en plus à coté de plus de profits ;)
J’envoie personnellement au moins 20 annonces par campagne. )

Ensuite, vous définissez le taux de rotation.
Est-ce que chaque annonce alterne de manière égale, ou est-ce qu’il faut tester plus particulièrement telle ou telle bannière…
Le cas par défaut est souvent : Le système détermine de lui même les annonces les plus performantes et met en pause automatiquement les perdantes.

Bref, easy.

Mais sur du media buying, si vous achetez du trafic au CPM auprès d’un partenaire, il faut ABSOLUMENT que vous exigiez le droit de faire du split testing de bannière chez lui.
Les très gros sites de contenu offrent de temps en temps cette possibilité (un peu rare quand même en France).

Si ce n’est pas le cas, au moment où le commercial vous fait sa déballe en pleurant sur le bras que vous lui arrachez à vous concéder une remise, ne lâchez rien, vous exigez le droit de faire de la rotation de bannière, c’est normal, ce sont vos sous, et vous les lui donnez pour l’unique motivation qu’ils fassent des petits !

Le Media Buying est déjà un risque en soi.
Risque que l’on minimise par une bonne étude des variables démographiques des visiteurs du site annonceur.
Au CPM en plus dans la majorité des cas.
Ce qui signifie que vous annoncerez même pendant les créneaux horaires où ça ne convertit pas.

Raison de plus pour ne pas passer à côté de bienfaits du split testing de bannières !

Donc comment on fait ?

N’étant pas codeur (et ayant horreur de ça), j’ai 2 solutions que j’utilise.

1/ Faire coder un script de rotation

Vous pouvez vous trouver n’importe quel codeur pour faire ça, c’est très simple, du simple PHP fera amplement l’affaire.
Ce que votre système doit faire idéalement :

- Faire la rotation de bannière de manière aléatoire ou parfaitement répartie pour assurer une part de vue homogène
- Compter les impressions de chaque bannière, et les clics, et ainsi avoir le taux de clic de chaque bannière
- Éviter de compter les clics « parasites » des robots, scrapers, et savoir faire la distinction entre clics uniques et clics répétés.
- Compter le nombre de conversions apportées par chaque bannières, et ainsi avoir le taux de conversion de chaque.
Là vous pouvez avoir des surprises, alors que vous pourriez avoir tendance à couper une bannière avec un faible taux de clic (normal, au CPM, un taux de clic faible implique que votre coût au clic devient plus cher puisque vous payez quoi qu’il arrive pour 1000 impressions de pages), vous pouvez maintenant savoir si, bien que le taux de clic soit faible, elle ne convertit pas mieux que d’autres.
- Ainsi vous pouvez calculer le ROI de tous vos encarts, et déterminer le coût par conversion.
- Et pour être vraiment top, votre système trace également les jours de la semaine et les heures où les conversions sont les plus rentables. Et vous demandez à votre partenaire de shooter sans détour les créneaux peu rentables.

Idéalement, ce script doit être hébergé chez vous, sécurisé, et vous devriez vous arranger pour qu’en sortie, le morceau de code à donner à l’annonceur soit très léger.
Genre une ligne de Javascript ou un lien vers une page PHP.

En plus de booster vos profits, ce tracking a un autre avantage :
Vous pouvez vérifier que le commercial n’a pas menti sur les chiffres analytiques qu’il annonce !

S’il vous a assuré qu’il faisait 1 000 000 d’impressions par mois et que votre script en comptabilise 200 000, je pense que vous pourrez exiger une sacré ristourne ;)
Ne rigolez pas, cela arrive trèèèèès souvent !

C’est Benoît qui a fait ce travail fort bien, pour moi.

Si vous n’avez pas envie de dépenser du budget dans la création d’un script, voici une méthode très simple et qui fera amplement l’affaire.
Je l’utilise en ce moment même sur cet espace :)

2/ Script PHP basique + Prosper202

Voici une solution assez simple à mettre en œuvre.
Si vous faîtes de l’affiliation, vous utilisez certainement déjà le script Prosper202 qui permet de tout tester et mesurer depuis l’acquisition de trafic jusqu’à la conversion.

Pour info, pendant un temps j’ai essayé de faire coder un système similaire avec d’autres fonctionnalités mais je me suis rendu compte que c’était inutile. Prosper202 est tellement complet, ergonomique et agréable à utiliser.
Je me suis contenté de demander à mon ami développeur de l’adapter un petit peu pour mes besoins :)

(Encore une fois, c’est Benoît qui a fait le job, le seul codeur en qui j’ai une parfaite confiance. Entre parenthèse, il est spécialiste de iMacro, qui permet d’automatiser la majorité des tâchez répétitives, contactez le)

Donc dans Prosper202, il suffit de créer une campagne d’affiliation, comme vous le feriez sur un réseau CPC, mais au moment de récupérer les liens, vous choisissez « direct linking ».

Vous récupérez le lien de tracking et vous insérez vous même les subID qui vous serviront de repère pour identifier les bannières.
Ici je les ai sobrement intitulées « banniere1, banniere2 et banniere3″, mais ça aurait pu être « test1variation2cibleado » par exemple.

Et vous insérez ce script :

<!– banniere –>
<?php
$myrand = rand(1,3);

switch($myrand){
case ’1′:
$url = ‘http://mon-url-ou-est-heberge-prosper202.com/tracking202/redirect/dl.php?t202id=XXX&t202kw=banniere1′;
break;

case ’2′:
$url = ‘http://mon-url-ou-est-heberge-prosper202.com/tracking202/redirect/dl.php?t202id=XXX&t202kw=banniere2′;
break;

case ’3′:
$url = ‘http://mon-url-ou-est-heberge-prosper202.com/tracking202/redirect/dl.php?t202id=XXX&t202kw=banniere3′;
break;

default:
$url = ‘ ‘;
break;
}
?>

<a href=’<?=$url;?>’><img src=’http://mon-url-ou-sont-hebergees-les-images/images/banniere<?=$myrand;?>.jpg’ border=’0′/></a>
<!– //banniere –>

Ceux qui connaissent le PHP vous le diront, c’est une méthode on ne peut plus basique mais très simple à mettre en œuvre, et surtout gratuite.
La rotation sera totalement aléatoire. Donc la répartition ne sera pas homogène mais bon, sur 1 000 000 d’impressions, vous y verrez plus clair de toute façon.

Pour le reste du tracking, ça se passe sur votre logiciel d’analytique pour les impressions, et sur Prosper202 pour le nombre de clics et les conversions.

Pour aller un peu plus loin et cacher ces longs liens affiliés, vous pouvez faire un peu d’URL Rewriting avec votre fichier .htaccess (je déteste faire ça :D ) ou plus simplement si vous êtes sur WordPress, utilisez un raccourcisseur d’URL comme GoCodes.

Il doit exister aussi des plugins WordPress pour faire tout ça simplement, personnellement, j’ai préféré passer par Prosper202 qui centralise toutes mes stats et peut checker automatiquement si les conversions ont été réalisées.

Voilà voilà, j’espère que cela aura aidé les non codeurs à y voir plus clair, et tous les acheteurs de bannières à effectuer tout de suite les bonnes pratiques :)

Blog Marketing