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Marketing… It’s All About Market !

1 mars 2010 Poste dans E-Marketing

basiquesParfois c’est dingue comment on peut oublier les basiques facilement et ne pas sortir la tête de l’eau d’un projet.
Ou dit autrement, perdre de l’argent.
Bêtement.

A force de réfléchir en mode « Internet », il peut être salutaire parfois de se rappeler les basiques du Marketing, voire du business tout simplement.
Voici aujourd’hui l’analyse de quelques erreurs que je fais souvent.

Ma plus grosse erreur est la même que beaucoup d’entrepreneurs, je ne me concentre pas assez. « Focus ! » comme dirait l’autre…
Je suis trop éparpillé dans mes projets, je veux souvent être sur tous les fronts et j’ai toujours énormément d’idées. Perso Sarkozy et ses 6 cerveaux ne tient pas la comparaison à côté de moi. Certes j’en ai qu’un, mais malheureusement (ou pas), il tourne TOUJOURS.

Quand je suis avec ma copine, je pense à mes campagnes. Quand je suis sous la douche je pense à mes campagnes. Quand je mange, je pense à mes campagnes. Dans les bouchons, je pense à mes campagnes… Et pire… Quand j’essaie de dormir, je pense encore et toujours à mes campagnes, et j’en rêve souvent la nuit !

Bien sûr c’est une passion, mais la performance m’obsède, je suis définitivement irrécupérable… Je suis un putain d’accro à la came « Make Money Online » et plus j’en prends, plus il m’en faut !

Je teste énormément de business models, achat de trafic avec redirection directe, achat de trafic avec redirection sur landing page, achat de trafic avec opt-in… Croisé avec achat de trafic sur moteur 1, achat de trafic sur site 2, achat de trafic sur support 3… Pour voir.

Bien sûr, comme tous les affiliés, je me plante énormément. Je dirais que 70% de mes campagnes foirent. Bien souvent, il s’agit simplement d’un problème d’acquisition. Le trafic reste définitivement trop cher pour marger correctement.
Mais le piège est quand je commence à me dire un peu trop souvent que le site de l’annonceur ne convertit tout simplement pas…

Bon c’est vrai, énormément de sites e-commerce sont nazes à tout niveau en terme de conversion, mais il faut arrêter de sortir cette excuse à tout bout de champs. Comme dirait Ogilvy : « If it doesn’t sell, It’s not creative ! ».

Récemment, j’ai testé quelques campagnes CPC qui ont eu un succès de taré. Pour à peine 1h de travail (mais vraiment), j’ai balancé une campagne qui m’a rapporté 2 000 € en 2 semaines… Excité par ce succès, j’en ai lancé bêtement d’autres sur le même modèle… qui se sont TOUTES cassées la figure.

Pourquoi ?

Parce que j’ai raisonné comme un abruti de référenceur (au passage, je reçois beaucoup de demandes de presta, je ne fais quasiment plus de SEO, ça me gonfle ;) ).
Et comment raisonne l’abruti de référenceur ? Il cherche bêtement le trafic, sans étudier sa cible derrière, et sans savoir comment lui parler pour savoir lui vendre ce que l’on souhaite.

Attention, quand je dis « abruti de référenceur », je parle de l’abruti premium, skillé un peu quand même un minimum, pas celui qui prend tout le trafic qui vient.
Celui qui sait où aller chercher le trafic ciblé malgré tout, trouver les bonnes requêtes, tout ça. Ce que je pense avoir bien fait.
Mais là où j’ai merdé, c’est dans le discours présenté à cette audience

Ma landing page n’était pas juste, j’ai visé à côté. Je pensais avoir clairement identifié le problème qui occupe cette audience mais comme je n’avais pas fait d’étude de marché approfondie, c’était tout simplement… raté.

En tant qu’affilié, comme je le disais, ce genre d’échec est fréquent.
Il ne faut pas se braquer mais plutôt au contraire célébrer ses échecs. Car seul l’échec fait avancer dans le marketing Internet.
Je lisais d’ailleurs récemment un article sur le sujet et je l’ai trouvé particulièrement pertinent (je ne retrouve pas le lien, désolé).
En gros il disait que l’on fêtait toujours les réussites, mais jamais les échecs. Alors qu’au fond, il serait plus intelligent de fêter les échecs : cela veut dire que l’on a clairement avancé.

Ami lecteur qui veut gagner de l’argent, retient bien ceci : aucune formule magique type « push the big red magic button » existe, il faudra passer par la case échec pour commencer à comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Le plus tôt sera le mieux, phrase de mon cru : « stop masturbating, do ! »

Là vaut mieux avoir un bon mental les copains ;)

Bref, parfois je traverse des passades où un peu blasé, je ne sais plus comment me sortir la tête du guidon et retrouver la créativité nécessaire pour transformer une campagne qui loose en une campagne qui GAGNE.
Dans ces moment là, j’embête souvent mes nombreux contacts MSN et je leur parle trop au lieu de travailler. Pareil pour les forums. :)

Mais c’est une étape indispensable pour prendre du recul et se remémorer les basiques, s’inspirer, et y retourner !

Ce qui m’a sauvé récemment, c’est ce post.

L’auteur de ce billet pose les 3 bonnes questions qui, technique mise à part, doivent être verrouillées absolument pour garantir le succès d’une campagne :

- Savoir exactement ce que veulent les clients (ou dit autrement : quel est leur problème ?)
- Savoir exactement qui ils sont
- Connaître leur langage

Je le fais normalement systématiquement, c’est même inscrit dans la checklist de 30 pages excel que je suis lors de chaque démarrage de campagne.

-> Perdre du poids pourquoi ? Pour être beau, pour ne plus avoir de problèmes cardio vasculaires, pour baiser en série ?
-> Qui veut perdre du poids ? Le cadre de 50 ans parce que courir d’usine 1 à usine 2 à rdv 3 est très fatigant dans une journée, parce qu’il veut taper dans l’œil de la standardiste ? La jeune maman de 30 ans qui veut perdre ses kilos de grossesse, qui veut que son mari la regarde, qui veut renvoyer une image dynamique ?
-> Comment parlent ces gens là ? Si pour la maman on utilise un langage à base de « bébé », « plus beau métier du monde » et autres, fait-on arriver les cadres sur la même page ? On vend un « pack d’abdo en béton » ou un « atout séduction » à cette dame ?

Voilà grosso modo pour illustrer le concept ;)

Pour savoir répondre à ces 3 questions sur l’audience, Google est votre ami :

- Utilisez des requêtes type : « motclé inurl:forum|intitle:forum » (= je cherche le mot clé sur des sites dont l’URL ou le titre contient « forum », donc je suis quasiment sûr d’arriver sur des forums)
- La même chose pour trouver des sujets de discussion sur les blogs : « motclé inurl:blog|intitle:blog »
- N’ayez pas peur de tester carrément « étude de marché régime », parfois ça marche.
- Un site US de référence sur les études de marché : www.comscore.com
- Autre site incontournable pour rechercher des infos sur son audience, Yahoo Answers

Après vous collectez les données comme vous le souhaitez.
Personnellement, je m’assure toujours (enfin quand je ne me précipite pas, comme le témoigne cet article :D ) de :

1/ Savoir répondre aux 3 questions mentionnées précédemment
2/ Faire en sorte que l’offre à promouvoir réponde bien à une motivation d’achat réelle, même si elle n’est pas consciente (objet d’un prochain post très bientôt qu’il ne faudra pas rater, c’est peut être le moment de vous inscrire à la mailing list gratuite dans la colonne de droite :D )
3/ Cadrer mon argumentation grâce aux points 1/ et 2/ et pouvoir dégager une USP qui saura toucher ma cible

Une fois ce travail effectué, le plus dur est fait.
Il ne reste plus qu’à savoir où aller chercher la maman et le cadre, et on sait maintenant quelles pourraient être les accroches pour captiver leur attention.

Et vous, faîtes vous aussi des erreurs de ce genre ?
Avez vous déjà planté des projets à cause d’une préparation trop bâclée ?

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