La Mega Leçon De Marketing Des Vendeurs De Plage De Punta Cana
Je reviens tout juste de vacances en République Dominicaine (chez les Républicains
), et j’ai pu observer quelque chose de particulièrement drôle.
Saviez vous que les plages de République Dominicaine sont infestées de véritable performers de la vente ?
C’était tellement beau que j’ai décidé d’en faire un billet.
Décryptage de techniques expertes pour vous délester de vos dollars…
Il faut savoir une chose, la République Dominicaine, c’est magnifique (encore plus beau que sur les cartes postales, vraiment) mais vraiment très très pauvre.
Personnellement je n’aime pas faire « mon abruti de touriste blanc », donc quand je pars à l’étranger, j’aime bien me rancarder un minimum sur le pays en question et je suis souvent bien conscient qu’au delà de l’enceinte de l’hôtel s’étale une misère particulièrement présente et pesante.
Pour info, dans ce pays, il y a beaucoup d’esclaves de travailleurs irréguliers venant de Haïti, qui travaillent 15h/jour comme des miséreux sous 35° pour 120$ le mois dans les négriers plantations de cannes à sucre.
Bref, cette intro n’est pas là pour vous faire pleurer sur la tristesse de notre monde globalisé, mais pour vous expliquer simplement à quel point les innombrables vendeurs ambulants de Punta Cana EN VEULENT !
Voici comment se passe typiquement une approche de vente avec ces personnes, et voici les parallèles que l’on peut faire avec le Marketing Internet.
Je pense que de nombreux commerçants français feraient bien d’aller faire un stage sur ces plages pour apprendre ce qu’est le commerce
1/ L’approche
Ces vendeurs vous approchent bien entendu sur les lieux fréquentés par les touristes, dans les goulots d’étranglement.
Les entrées principales de la plage, près des baraques à transat, des bars…
Ils savent trouver le trafic qualifié.
2/ La détection du langage
Honnêtement, j’ai été impressionné.
Ils vous abordent grosso modo comme ça :
« Hello my friend, êtes vous Français o hable espanol ? » (rayez la mention inutile)
Et ensuite ils tiennent toute une conversation dans la langue choisie sans sourciller.
Très vite, ils essaient de détecter le langage parlé, et vous parlent dans un anglais ou un français quasi impeccable. (leur langue maternelle est l’espagnol)
J’en soupçonne même un qui pensait que j’étais russe de savoir parler le russe, j’ai été con de pas faire semblant pour voir si il allait répondre
Pendant cette étape, ils jaugent et se font une idée des démographiques de leur interlocuteur
3/ Ils serrent la main
Ici, ils sont souriants, agréables, polis et saluent aussi bien madame que monsieur, ils établissent un contact émotionnel.
4/ La presentation
Maintenant, ils personnalisent la relation, en se présentant et en nous demandant nos petits noms, nous ne sommes plus des inconnus anonymes.
Ils en profitent pour placer très vite : « Alors vous êtes là en voyage de noce ? ».
Il établit notre profil et cherche ce qui pourrait nous intéresser pour répondre à notre problème/besoin.
Dans son cas, raté, mais il avait quand même une bonne chance en terme de proba que ma copine et moi (26 ans) étions là en République Dominicaine pour ça.
On lui explique que nous sommes en vacances et il cerne un peu plus qui on est et ce qu’on vient chercher ici.
5/ Le cadeau de bienvenue
On a toujours pas parlé vente ou produit, et il nous offre déjà à chacun un « cadeau ». (Qui veut un collier avec une fausse dent de requin ?)
Sans pression apparente, sans demande d’engagement, il fait passer ça de la manière suivante : il est tout simplement ravi que l’on visite son beau pays et tenait à nous souhaiter la bienvenue à sa façon.
Il vient quasiment de faire un opt-in et s’assure presque ainsi que l’on reviendra le voir, car on ne l’oubliera pas (enfin il faut savoir quand même qu’ils font tous ça, au bout du 5ème on commence à comprendre et à ne plus savoir quoi faire des cadeaux
)
6/ La vente
On y vient, figurez vous que ce monsieur a justement des choses à vendre ![]()
Se basant sur les réponses que nous lui avons fourni, il sait que nous sommes jeunes, pas mariés et Français.
Il oriente la vente comme ceci : « Vous rapporterez bien quelque chose à vos parents et vos amis ».
Bien entendu, il avait quand même presque 10 chances sur 10 que nous ayons des parents ![]()
A 26 ans, on a encore en général ses 2 parents, et des amis. Si on avait la 60aine passée, il nous aurait fait un discours sur les petits-enfants.
Bref, tranquille pour lui, on est décontracté, on accepte de regarder ce que l’on peut ramener et on achète les babioles locales, à savoir une pierre que l’on trouve uniquement là bas.
Vente…
à laquelle il ajoute gratuitement une paire de boucle d’oreilles par colliers achetés…
= Cadeau additionnel !
7/ La Remise n°1
Comme tout bon commerçant, il nous fait une remise sur le total, sans même négocier.
Là où il m’a fait vraiment rire, c’est quand il m’a expliqué qu’il savait que les français avaient moins d’argent que les allemands et les américains, donc il a « gonflé » la remise par rapport à « ce qu’il fait d’habitude ».
Bref, une première remise assez « conséquente ».
8/ Le test de la marchandise
Les vendeurs savent qu’il y a beaucoup d’escrocs et d’arnaqueurs prêts à tout pour soutirer quelques billets aux touristes, et ils savent qu’ils ont mauvaise réputation.
L’agent de voyage nous avait expliqué qu’il y avait une manière simple pour vérifier si la pierre locale était vraie : il suffit de la brûler au briquet. Si ça fond, c’est du plastoc.
Sans même que l’on demande, le vendeur pourtant après avoir vendu, sort son briquet et nous fait le test sur chacun des 8 bijoux que nous avons acheté.
Il a tout simplement fait preuve de crédibilité.
9/ La remunération
Comme j’étais en short de bain, je n’avais pas mon portefeuille sur moi.
Le vendeur m’a carrément donné les bijoux en me disant que je pouvais tranquillement les prendre avec moi jusqu’à la chambre de l’hôtel et ensuite ramener l’argent pour payer.
Je suis reparti avec la marchandise sans payer, et il attendait que je fasse l’aller retour de la chambre à la plage pour le régler.
Cela s’appelle, instaurer une relation de confiance.
10/ La Remise N°2
En revenant avec l’argent et prêt à payer, il m’a encore accordé une remise supplémentaire, cette fois-ci provoquée par ma chérie qui était d’humeur taquine.
(moi je suis « bon » client, j’avoue, je me fiche des remises en général
)
Il fait ici une remise à nouveau sur le total.
Le total baisse encore
11/ Le paiement
M’sieurs-dames les commerçants, sachez que comme tout bon marchand, ce vendeur acceptait sans commission sur les taux de change 3 monnaies : la monnaie locale, l’euro, et le dollar.
Flexibilité des moyens de paiement, sans frais
Pour info je n’avais plus assez de dollars mais encore des euros, je lui ai laissé 80 dollars et 40 euros.
12/ Le cadeau de départ
Eh oui, même après 2 remises, après avoir montré qu’il était quelqu’un de confiance et de crédible (2 piliers de la conversion web) et après 1 cadeau de bienvenue, des cadeaux de ventes additionnelles… en voici un 3ème avec ce cadeau de départ, pour elle et moi
On continue de fidéliser et on encourage par la même occasion le bouche à oreille positif!
Voici le résumé de ce qu’il se passe quand vous vous faîtes aborder par ces vendeurs…
Avec le salaire moyen local, ce vendeur a largement fait sa journée avec nous, et il a abordé des dizaines de touristes de la même manière.
Bien sûr, il y a beaucoup de mise en scène, on n’est pas dupes, on ne connaît pas la valeur réelle de ces produits et de ces cadeaux mais honnêtement ? On s’en contrefiche.
Il a été agréable, sympa, ouvert. On a passé un bon moment. Il nous a montré de jolis produits qui ont plu à nos parents/frères et soeurs…
On était en vacances et dans ces cas là, il « faut bien ramener quelque chose »…
Quelque chose m’interpelle quand même.
Pour un pays du tiers-monde sans éducation, les mecs parlent quand même couramment au moins 3 langues et sont assurément de vrais pros du marketing et de la vente.
Une formation HEC à 20k/ an ne fournit même pas ça
PS: Pour info, les Dominicains les plus graves sont ceux de l’aéroport.
Je ne sais pas si c’est la fonction publique ou pas, mais ils rackettent littéralement les touristes.
Ils prennent 20$ (obligatoirement en $) comme « taxe d’immigration de départ », sinon vous ne partez pas.
Les douaniers gardent tout ce qu’ils peuvent de valeur : un mec s’est fait prendre son briquet à 150€, une nana son parapluie… et ils refusent de le casser devant vous comme vous pouvez l’exiger, c’est clairement pour eux.
Et autre chose rigolote à savoir : pour eux, 1 dollar = 1 euro. Faut vraiment faire super attention à ça


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mai 25th, 2010 at 14:33
Ton article est vraiment très intéressant et très bien écrit, ce fut un plaisir de te lire!
Le problème sur le web ou du moins fréquemment le mien est que je ne maitrise pas toute la chaine : technique, prix de base, remise, moyen de paiement…
mai 25th, 2010 at 14:50
Tout comme Aurélien, j’aime comment tu as rédigé cet article
mai 25th, 2010 at 14:57
Super article mais il manque un renseignement … est-ce qu’il sait se servir d’un ordinateur ?!?
mai 25th, 2010 at 15:05
Ah ah, je confirme ton article julien.
Je peux ajouter qu’au Maroc les techniques de vente sont différentes mais elles sont également efficaces.
A bientôt autour d’un plateau de makis
mai 25th, 2010 at 15:34
Tout plein de bons conseils et une prise de risque qui n’est supportée que par le vendeur. Je suis admiratif devant cette volonté de mener à bien la transaction. J’avais un peu ressenti la même chose à NY, ce n’était pas ce que j’achetais qui comptait mais surtout la volonté forcenée de faire revenir le client par une qualité de service exceptionnelle.
Tout est là : qualité de service, un terme qu’on a plus souvent l’habitude d’entendre en France. Maintenant, être tellement investi dans la relation client présente certainement un grand risque en France où la resquille (légale ou malhonnête) est devenu un sport national.
Un grand bravo pour la passerelle établie entre Punta Cana et le marketing.
mai 25th, 2010 at 16:05
Aurélien, Philippe, merci pour vos commentaires très sympa
Alexandre : ça je ne sais pas, mais ils sont clairement tournés vers la culture occidentale.
Vêtements de marque, style à l’américaine tout ça…
A mon avis, s’ils savent se servir des leviers d’Internet, ils peuvent faire très mal
J’ai eu l’impression que la population de cette île était relativement jeune. J’ai eu un sentiment de « dynamique » locale et j’ai clairement ressenti une rage de réussite plutôt positive.
Julien : en Tunisie aussi ils sont un peu comme ça, mais j’ai du voir qu’une seule famille de commerçants parce qu’ils m’ont balancé de « cousins » en « cousins »
Jibe : Bien d’accord avec toi, les US restent LE pays du Marketing et du service client.
C’est même plus ouvrir les yeux que l’on fait là bas… On se demande pourquoi ces imbéciles de boutiquiers qui ferment entre 12h et 14h, le dimanche et les jours fériés, se plaignent de la crise et de l’implantation des centres commerciaux ne font pas pareil.
Pour un commerçant, un aller-retour aux USA ou l’achat d’un livre sur Amazon, c’est pas la mer à boire
mai 25th, 2010 at 16:11
Julien t’es trop fort!
Merci de nous avoir fait partagé cette expérience cultissime !
PS: Tu m’as ramené quoi au fait ?
mai 25th, 2010 at 16:26
J’aime beaucoup ta façon d’écrire et tes articles en général. Comme le dit Julien, c’est clair que les commerçants du Maroc sont tout aussi efficaces
!
mai 25th, 2010 at 16:26
Si tu veux je te file le collier avec la dent de requin, ou avec un grain de riz dedans, c’est comme tu veux
mai 25th, 2010 at 16:35
Bon article, pour le prix qui baisse c’est aussi pour donner l’impression d’offrir une grosse remise, on part d’un prix fixe à un prix beaucoup plus faible.
j’ai bien aimé le test du vrai bijou. Pour quand l’affiliation la vente de bijoux de la république dominicaine.
mai 25th, 2010 at 16:38
Tout simplement magnifique!
mai 25th, 2010 at 16:39
Très sympa comme article,
le calcul 1€ = 1$ me rapelle l’égypte,
ou ils te parlent d’euros suisse, qui vaut 10x plus cher que l’euro
mai 25th, 2010 at 16:45
Enorme, c’est clair que les talents s’apprennent dans le vif/dans la rue. Si les facultés savaient former des marketeurs, ça se saurait !
mai 25th, 2010 at 16:58
Marrant, c’était assez similaire en Tunisie (j’ai testé cet hiver)
là bas c’était plus tôt « hello bonjour como esta »+allemand et/ou italien
C’est amusant au début les vendeurs (surtout dans les souks : Nabeul, Kairouan, Tunis…), mais je dois dire qu’à la fin de la semaine, j’en pouvais plus de tous ces gens qui m’alpague dans la rue, tiennent absolument à me serrer la main… c’est fatiguant à la longue d’être pris pour un portefeuille ambulant.
mai 25th, 2010 at 18:02
Franchement excellent…Je ne suis pas très regardant sur les remises non plus et je suis acheteur compulsif…Mais ce prix pour « LA » formation accélérée en Marketing dont tu as pu profité est quasi nul
Excellent article et nombreux sont les loustics qui pourraient prendre exemple.
Tu reparts quand ?
mai 25th, 2010 at 18:24
quelle idée excellente ! j’adore le parallèle, belle inspiration. Leur process de vente est plus sophistiqué que 95% de ce qu’on voir sur le web aujourd’hui !!
mai 25th, 2010 at 18:38
Merci à tous pour vos commentaires
Quand je repars ? Au plus vite au mieux
mai 25th, 2010 at 18:42
Très bon article en effet, tu as bien listé toutes les étapes de l’échange.
Tous ceux qui ont voyagé dans un lieu très touristique connaissent ce sentiment de transformation en portefeuille à patte
Lorsque j’ai rencontré mon vendeur de balles de golf tunisien, sa technique, si différente des autres, m’avait également inspiré à l’époque.
( ici l’article correspondant : http://www.snipemail.com/experiences-persos/lecon-de-marketing-a-la-tunisienne.html )
Il en ressort que :
)
- Parfois ce n’est pas l’achat qui nous importe, c’est son cheminement (c’est une spécificité des marketeurs
- Avec peu de moyen, on peut arriver à des résultats formidables pourvu qu’on soit bon ou motivé
- On se demande pourquoi, alors qu’on les paie des sommes parfois indécentes, nos commerciaux n’arrivent pas à la cheville de ces vendeurs de rue. C’est pourtant souvent une simple compréhension des mécanismes ultra basique de la vente (chose que t’as décortiqué dans les grandes longueurs avec brio)
mai 25th, 2010 at 20:07
J »ai vécu exactement la même chose dans un autre pays (mais même contexte) il y a 1 mois et demi. La méthode semble internationale
mai 25th, 2010 at 20:55
Haha belle histoire effectivement, et de bons enseignements
Très agréable à lire ! Tu as l’air de faire de beaux voyages en ce moment
mai 25th, 2010 at 21:59
Salut Julien,
très belle analyse de ta part. Effectivement, on se rend compte de l’importance des points suivant: adaptation à la cible, créer la relation de confiance, réciprocité (cadeau), et cassage de la résistance sur l’acte d’achat (prix)
Yvan,
mai 26th, 2010 at 8:41
Je reviens tout juste de République Dominicaine moi aussi, et j’ai bien ri en te lisant car j’ai vraiment vécu exactement la même chose : l’approche, le parler français, anglais… et tout le toutim. A une exception près, le cadeau était un collier avec un mini totem en bois « porte-bonheur » ^^
En tout cas, je pense que c’est un peu partout pareil dans les pays pauvres, j’étais en Inde l’année dernière, et les mecs ont exactement la même démarche commerçante. (hello, bonjour, serrage de main, comment tu t’appelles etc…)
mai 26th, 2010 at 9:30
Ce sont des ficelles de vente qui font appel a des ressorts de psychologie auxquels nous sommes tous sensibles, donc que ce soit sur Internet, en Rep Dom ou à la porte de votre appartement pour vous vendre un aspirateur, les méthodes seront les mêmes.
Pour ceux qui veulent aller plus loin je vous recommande l’indispensable « Influence et manipulation de Robert Cialdini » dont je parle sur ce post: http://www.readmeimfamous.com/2010/03/rmif-a-lu-influence-et-manipulation-de-robert-cialdini/
mai 26th, 2010 at 12:18
Je ne connaissais pas ton blog, et je suis tombée sur cet article par hasard. Trop bien!
En tant que brésilienne, je connais bien ce genre de vendeur de plage
même si apparemment les vendeurs dominicains sont encore plus pros que les nôtres
En tout cas, je vis en Fr depuis fin 2006 et une chose qui me choque beaucoup ici est le manque de sens du service. Car au Br nous avons une culture très forte de service client.
mai 26th, 2010 at 12:21
Quand je suis allez en république dominicaine on m’avais proposé le soir même un « massage bambou », je n’ai pas testé mais ca avait l’air pas mal comme technique de vente
mai 26th, 2010 at 12:34
Charles, sympa effectivement comme expérience. C’est génial que tu joues au golf, ça fait un moment que je souhaite essayer.
Tu m’as remotivé, je vais essayer de concrétiser ça cette été.
Ton blog est énorme, quelle maîtrise du mailing !
Antonin > C’est vrai que depuis le début de l’année, je fais de très belles et intéressantes destinations, pourvu que ça dure
Pour ce qui est de la « méthode internationale », oui bien sûr assurément. Ce sont tout simplement des mécanismes sociaux qui fonctionnent et sont pratiqués depuis la nuit des temps.
C’est frappant pour nous qui venons d’un pays où faire du commerce et de l’argent est « sale », avec des entreprises qui considèrent le process de vente d’une manière tellement sérieuse et coincée, de voir un vrai vendeur à l’oeuvre
Mariana : Je me plains souvent de ça.
J’ai visité plusieurs pays plusieurs fois pour le travail ou de passage: Belgique, Hollande, RU, USA, Tunisie, Espagne, Portugal, République Dominicaine, Canaries…
Les commerçants français sont sans conteste les plus nuls dans tous les domaines : Pas agréables, commerces jamais ouverts aux heures ou le badaud se promène, pas de service, peu de conseil, pas de relation, jamais de remise, facing et tenue de boutique à pleurer, pas de sourire, employés sous-payés qui vous expédient, pas de bonjour, pas de au revoir…
mai 26th, 2010 at 12:34
je me demande dans quelle mesure les vendeurs dominicains sont aussi conscients que toi des « techniques » qu’ils appliquent.
si ils savent théoriser leurs methodes, alors il pourraient effectivement les transposer au net et faire mal, très mal… mais si ca reste une suite de « trucs qui marchent », ca va être plus dur.
Dans tous les cas, une chouette leçon de marketing
mai 26th, 2010 at 17:01
j’avais eu le meme cas mais en Haïti, bien avant le drame. J’avais été impressionné par la flexibilité de leur argumentaire, leur sourire, et comme tu dis c’est incroyable comment ils peuvent etre des pro du marketing. Imaginez un instant qu’ils fassent des hautes etudes en marketing
mai 27th, 2010 at 1:07
Intéressent, je ne vais pas radoter se qui à était dit plus haut , juste te remercier pour ton billet et on blog en général que j’apprécie beaucoup.
cordialement. Nicolas Bailleul.
mai 27th, 2010 at 11:48
C’est hallucinant de voir comment ils se débrouillent!
A croire que la misère renforce l’envie d’être performant, et qu’avec l’expérience, ils deviennent de vrais tueurs marketing.
mai 28th, 2010 at 11:57
Salut Julien,
Excellent article !
Effectivement, je vis à cheval entre la France et l’Asie et je fais le même constat sur les vendeurs de rue sauf que la-bas tu ne te casses pas avec la marchandise avant d’avoir payé ! Faut quand même pas exagéré (rires)
amicalement
mai 28th, 2010 at 13:12
[...] Voici un autre article qui m’a été inspiré pendant ces dernières vacances. [...]
juin 1st, 2010 at 15:19
[...] viens de lire l’article de Julien Bagein sur les super vendeurs des plages de punta cana (article ici) qui explique comment il a réussit a se faire refourguer tout un tas de choses plus merveilleuses [...]
juin 4th, 2010 at 13:44
Tout ce qui est contenu dans ce billet est tout simplement saisissant ! Tellement saisissant que j’aurais même un peu de mal à y croire mais pour cela, il faudrait vite que je pays un voyage dans ce superbe pays
Excellent article en tout cas
juin 6th, 2010 at 12:26
Article fort intéressant sur le marketing local qui peut parfaitement faire le parallèle avec le marketing web.
Et comme tu le dis si bien, ils sont bien plus doué que d’autre.
j’ai du créé un partenariat avec un site dans un domaine très particulier, bah la remise je l’ai vu nul part ^^
Oui dans ce domaine le partenariat = pub ^^
Pour le coup de la douane, j’espère qu’il choppe pas ton pc portable si tu l’emmènes. Monsieur on sait que vous l’avez acheté ici…
juin 6th, 2010 at 14:14
Tout à fait d’accord sur la remarque « Une formation HEC à 20k/ an ne fournit même pas ça ». C’est incroyable de voir que les populations de là-bas s’adaptent, travaillent d’arrache-pied, tandis qu’ici on s’auto-congratule avec nos diplômes et nos situations privilégiées, alors que les vraies compétences ne sont pas aux rendez-vous…
juin 6th, 2010 at 18:58
Bravo pour le style de l’article, très relaxant en même temps qu’intéressant.
Pas de frais de commission sur les changements de monnaie mais 1$=1€ ? Il t’a encore plus eu que tu ne le crois. ^^
Sur internet où beaucoup de gens compraent les prix, je ne suis pas sûr que l’on ait intérêt à annoncer un prix plus élevé à et à faire 2 remises. Mais bon le reste, je dois dire qu’il y a de quoi s’inspirer !
juin 8th, 2010 at 10:28
merci pour cet article intéressant et agréable à lire.
juin 15th, 2010 at 12:07
Quand tu meurt de faim et que tu es pauvre, et que c’est ton seul moyen de survivre , je pense que ca motive beaucoup plus à trouver des techniques pour vendre tes objets.
juin 15th, 2010 at 19:05
Oula ce texte me fait peur, le jour ou ils vont avoir assez d’argent pour faire des boutiques de vente en ligne, nous avons vraiment du soucis a nous faire
… enfin ton billet fut un pur regal, merci
juin 18th, 2010 at 15:20
Belle leçon pour nous qui nous prenons pour des grands commerçants ou professionnels du marketing.
Il serait bon de faire connaitre cette histoire à beaucoup d’apprenti « marketeurs », mais peut-etre ne comprendraient-ils pas le sens. Mais bon, je prends le risque de transférer à mon patron, peut-etre qu’il jugera utile de me payer un cours de Marketing express en République Dominicaine!
Merci de ce bon moment de lecture!
juin 19th, 2010 at 11:18
Article super original! Bien vu. Même en vacances, on pense encore à la vente!
Ces Dominicains suivent effectivement toutes les ficelles de la vente « à la Tricard »! Je pense néanmoins que ces techniques peuvent être reproduites chez nous uniquement dans le cadre de ventes one shot, ou de canapés (Ex: le coup de la descente de prix avec remises successives!)
juin 26th, 2010 at 23:34
Vraiment un chouette article, très intéressant, concret, bien rédigé.
Comme quoi on a encore des choses à apprendre !
juin 29th, 2010 at 21:28
Idem pour la Colombie. La fin (faim) justifie les moyens. Et les meilleurs s’en sortent, contrairement à ce système HEC. Petit détail, sur les plages caribéennes ils proposent aussi du gardiennage de serviette et d’emplacement avant ET après avoir effectué leur vente…
juillet 17th, 2010 at 5:47
Héhé ca me rappelle les tailleurs Thai, mais quand ils continuent à te saouler 20 minutes alors que t’a dit que ça t’intéressait pas et que t’essaye de te barrer, je comprend pas « l’astuce » marketing
août 2nd, 2010 at 23:07
Vraiment bluffant. J’étais conscient de la plupart des points évoqués, mais pas de tous.
Deux choses qui serait intéressantes à savoir:
- Combien de temps le processus de vente à durée au total?
- Combien valent réellement les articles achetés.
On se doute bien entendu qu’ils y gagnent bien dans l’histoire, ça fait partit du jeu.
août 5th, 2010 at 13:04
Super intéressant comme article, cela me fait penser à ma journée quotidienne en Chine.
Un petit coup de baisse de moral et tu vois les papys, les jeunes les femmes tout le monde qui se battent pour vendre leurs produits et gagnent pas grand chose, ça te redonne un coup de fouet quand tu en as besoin.
Et je suis entièrement d’accord pour dire qu’une formation HEC ou autre n’apporte pas cela.
août 25th, 2010 at 2:40
Enfin un aricle qui traite de marketing d’une façon un peu décalée. Il faut le vivre pour bien s’en imprégner on dirait. Merci pour le divertissement en tout cas.