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Le Blues du référenceur…

20 juillet 2007 Poste dans SEO détente

Pour mon 1er billet, un peu de pessimisme. Non pas que je veuille faire fuir mon éventuel lectorat, mais c’est vrai quoi, notre boulot de référenceur n’est pas toujours drôle…

 

Nous sommes toujours à l’affût, en veille, sensibles au moindre remoud dans les SERP… Un stress permanent que nous entretenons habilement par nous même ou au sein de la communauté des SEO Berserkers (clin d’oeil).

Justement, les SERP, parlons-en ! Quel joli terme pour désigner la liste des résultats d’une recherche. Je suis friand de ces expressions « in », « fashion », dans le vent… celles qui font bien et laissent présager que ton boulot c’est un truc pointu d’initié. Je n’utilise aucun de ces termes d’ailleurs.

En effet, face au client, tu ne lui dis pas que tu es spécialiste SEM (Search Engine Marketing), que tu fais de la SEO (Search Engine Optimization), en vue d’un résultat optimal dans les SERP (Search Engine Results Page)… Ben oui, lui arrive avec son grand sourire et te dis (attention beaucoup de référenceurs vont se surprendre à sourire, voire à pleurer) : « Moi je veux que quand on tape « décoration » sur Internet, on tombe sur mon site ».

Qui n’a pas vécu cette situation ? Eh oui coup classique, heureusement, vous l’aviez senti venir. Tu prépares déjà ton cours sur l’algorithme malicieux de Google, tu t’apprêtes à bredouiller mollement que le référencement c’est long, ça se travaille, que les moteurs de recherche sont tout puissant, que tu as une horde de concurrents qui s’acharnent à faire mieux que toi, que la vie est injuste et tout et tout… Ca ne prend pas ! Le client, il paie, il veut du résultat, et c’est normal. Et pas la peine de l’embobiner, le client, c’est comme un français, « il faut lui parler avec des mots simples ».

Et encore, quand je parle ci-dessus d’ « apparaître sur Internet », encore faut-il prendre en compte que pour le client non averti, il faut savoir qu’Internet = Google. Et encore là je parle du niveau expert en non-avertisme (je suis de près les débats politiques, d’où l’emploi de mots parfois très tendances). Car le newbie-inculte-total-je-suis-né-pendant-la-dernière-guerre, lui, tape directement les mots clés dans la barre d’adresse d’Internet Explorer…

Et puis de l’autre côté, tu as ton patron. Ah ah ah, le patron ! Celui qui ne comprend pas forcément ce que tu fais, celui qui passe te voir comme par hasard quand tu fais de la veille et qui croit que tu glandes, celui qui reçoit les plaintes des clients et vérifie ton travail de façon bête et méchante : il tape « immobilier » dans Google et t’eng***** si tu n’es pas dans le top 3 de la 1ère page.

Bien sûr j’exagère (un peu), mais c’est toujours inconfortable d’avoir à se justifier sans cesse sur la théorie de la jungle des moteurs de recherche.

Bien sûr comme tous les jobs, c’est beaucoup de stress. Quelqu’un connaît-il un bon référenceur de plus de 10 ans de bouteille, avec des cheveux, non fumeur, qui sait dire non au 4ème café du matin et doté d’une vie sociale ? Si en plus ce monsieur (ou madame) n’est jamais allé voir un cardiologue, c’est l’Amérique :-D

Bon allez, on se rassure comme on peut. On fréquente les forums et autres blogs, on constate que c’est la même galère partout… On se surprend à mépriser le newbie qui fait les mêmes erreurs que nous même il y a peu. On se surprend à se gausser et à succomber à une petite satisfaction personnelle quand un « grand » dégringole dans les SERP

Et surtout, on se MARRE devant les théorèmes bidon type sandbox et autres punition 950, le hasard, la fatalité, Dieu ou quelconque autre concept n’interviennent évidemment pas dans le référencement d’un site Internet. C’est du travail, du travail, encore et toujours du travail…

Bref, on relativise comme on peut…

[Soupir…]

;-)

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