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Référencement et pédagogie

18 février 2008 Poste dans SEO / Référencement

Allez, je tente d’aborder un point plus qu’important.
Ceux qui comme moi sont référenceurs sur le terrain et mettent les mains dans le cambouis sont très exposés. En effet, la clientèle, et c’est bien compréhensible, paie pour un service, et s’en remet à votre savoir-faire pour être assurée d’une visibilité optimale. Comprenez: « je veux des ventes et un CA qui explose »

Je vais tenter d’expliquer comment je m’en sors dans certaines situations.

Tout d’abord, il faut bien garder en tête que dans le référencement, on parle bien d’obligation de moyen, et non d’obligation de résultat. En effet, personne n’est en mesure d’assurer la première position dans les SERP. Et les SEO Agency le savent bien, car certains de leurs concurrents sans scrupules n’hésitent pas à appâter le client avec cette approche, et c’est souvent préjudiciable pour notre métier (et accessoirement notre réputation).

Alors comment garder un discours positif sans trop s’avancer ni promettre la lune? Toute la difficulté du démarchage est là. Et l‘éducation du client est primordiale. Mais là où le bât blesse, c’est qu’il faut aussi faire attention à ne pas avoir l’air de se justifier ou de se dédouaner en cas de mauvais résultats… Vous me suivez?

Bref, il est impératif d’expliquer un minimum le processus de référencement et d’établir des fourchettes de délai et de faisabilité de positionnement. Il existe plusieurs indicateurs aisément assimilables pour un non-initié et si on se donne la peine d’y mettre les formes (comprenez: abandonnez votre geek-langage d’informaticien passionné et adaptez vous à votre cible) on peut faire passer le message et même responsabiliser le client.

Quels sont nos moyens?

1/ Estimation de la concurrence
Une première explication toute simple, on peut expliquer que la difficulté de positionner un site est relativement proportionnelle au nombre de sites en concurrence (ceux qui ont le même thème) et autre facteur à prendre en compte: la concurrence pour cette activité entre les les référenceurs professionnels ou les sites blockbusters. Pour le premier point, il suffit de tout simplement taper le mot clé principal dans Google et de regarder combien de pages parlent de ce sujet. On peut restreindre la recherche dans le cas d’une requête composée de plusieurs mots pour avoir une vision un peu plus juste en affinant la requête grâce aux guillemets: « mot1 mot 2 mot(n) ». Il suffit en général de dire: « Vous voyez, environ 5 millions de pages existent pour la même thématique que vous sur Internet » pour faire déjà très largement relativiser vos clients.

Concernant la concurrence entre référenceur, il faudra vous en remettre à votre expérience personnelle. Votre connaissance des thématiques que vous développez est ici primordiale. Mais même sans cela, il existe toujours des petits « trucs » pour s’en sortir, et je vais prendre le très frappant exemple du secteur du « rachat de crédit« . En effet, si je tape « rachat de crédit » dans Google, je constate à peine 300 000 pages sur cette activité. Et oui je n’ai pas peur de balancer un contre exemple ;-) , car les référenceurs professionnels le savent très bien, le « rachat de crédit », c’est un peu notre bête noire à tous… Bien que peu fréquenté de prime abord, ce secteur est en réalité hyper concurrentiel au niveau du référencement! Et pour appuyer vos dires face au client, je vous renvoie à l’outil de campagne Adwords et son générateur de mots clés: https://adwords.google.com/select/KeywordToolExternal.

Il suffit de faire des simulations de positionnement de liens sponsorisés et de définir grosso-modo le CPC nécessaire à un bon positionnement. Quand on voit que pour la plupart des mots clés, on tourne à quelques dizaines de centimes d’euros pour un bon positionnement, alors que pour le rachat de crédit on est aux alentours des 10€ le clic… Je crois que l’exemple est assez significatif. (et encore j’ai déjà vu des enchères dépasser les 13€ pour ce secteur, incroyable)

Et puisque nous sommes sur la page de simulation de positionnement des mots clés, pourquoi ne pas en profiter pour montrer au client la concurrence entre annonceurs et le niveau de sollicitation des mots-clés par les internautes. D’ailleurs ils ont rendu l’outil un plus pratique récemment, car ce petit graphique ne rend pas les coups, quand vous cliquez pour télécharger les données sous forme de fichier CSV pour excel, vous avez dorénavant un ratio basé sur un indice de 1 pour vous faire une idée du volume de concurrence et de demande. Contrairement à l’ancien système qui établissait une note sur cinq ( 1/5, 2/5, 3/5, 4/5 ou 5/5… peu pratique pour se faire une idée n’est-ce pas?)

2/ Explication technique
On peut expliquer le processus du référencement. Adapter le code de votre site pour qu’il soit Google-friendly prendra tout au plus une journée ou deux. Mais très vite, grâce à votre pédagogie ;-) … le client comprendra que le linking est une phase primordiale et surtout, les premiers résultats vraiment acceptables apparaissent entre 3 et 5 semaines, le temps que Google prenne en compte vos optimisations du site et les liens que vous aurez soigneusement laissé traîner aux bons endroits (je ne reviendrai pas ici sur la stratégie de linking). Cette première fourchette permet déjà de ne pas laisser le client dans le flou et d’appréhender les résultats qu’il est en droit d’attendre.

Pour les requêtes bien plus génériques, le client aura du mal à se contenter d’un pâle: « l’ancienneté du nom de domaine est aussi primordiale pour le référencement »… il serait alors en droit de penser: « mais pourquoi est-ce que je me lance sur le net si je suis grillé car tout jeune? Et surtout, pourquoi je paie ce référenceur?  » Il est bien plus judicieux d’attaquer la question, une fois l’importance des backlinks saisie, en regardant combien possède de BL le premier de la classe (grâce à la commande link:nomdedomaine sur www.yahoo.com ou à l’aide d’outils comme Yooda SeeURank).

On peut également rassurer sur le fait qu’il est normal qu’un site fasse de temps en temps le « yo-yo » dans les SERP. Ces fluctuations peuvent s’expliquer par des affinements de l’algorithme, ou une montée de la concurrence ou par une sur-optimisation un peu trop hasardeuse. En bons professionnels, vous connaissez bien votre marché et pouvez expliquer ce qu’il se passe actuellement avec Google, ou peut être avez vous sur-optimisé de façon grossière (ça arrive ^^), rassurez vous, peu de choses sont irréversibles. Une balise de trop, un backlink douteux…? Revenez en arrière et annulez petit à petit les actions effectuées… ça devrait rapidement revenir.

3/ Donner des garanties de services et rassurer

  • a) Le référenceur (vous) est un professionnel qui se tient informé continuellement, grâce à une veille soutenue, des dernières techniques de référencement et des évolutions des algorithmes des moteurs de recherche.
  • b) Vous pouvez donner des garanties de suivi. En effet, il existe certains logiciels d’audit de référencement très complet et accessibles. Vous pouvez vous engager à donner régulièrement des rapports de suivi à vos clients et faire lui assurer de réajuster le positionnement quand une baisse est constatée. Personnellement je suis à l’aise avec Yooda SeeURank, mais paraît-il qu’Agent Web Ranking est sympathique aussi. Vous pouvez coupler l’analyse avec les résultats de la console de Google Webmaster Tools, pour voir quels sont les termes porteurs de trafic.
  • c) Dernier point: Quand un client vous tanne parce qu’il n’est pas 1er pour une requête très concurrentielle… expliquez lui la longue traîne (la somme de l’apport de trafic des requêtes secondaires est supérieure à la somme de trafic venant des requêtes principales). Ce phénomène statistique a été démontré par Chris Anderson et nombreux sont les webmasters qui pourront en témoigner, il suffit de regarder nos statistiques ;-)
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