4 conseils pour vendre plus : Adaptez votre discours à vos lecteurs !
Cela paraît logique non ? Et pourtant, nombreux sont les marchands dans l’erreur.
C’est d’autant plus impardonnable que quelques règles très simples suffisent pour propulser vos ventes.
En appliquant juste les 4 conseils suivants, vous saurez utiliser des mots, des tournures de phrases, des effets de style… qui impliqueront réellement votre prospect et le rendront plus enclin à acheter chez vous.
1/ Toujours parler de bénéfices produits plutôt que de caractéristiques !
La plus grosse erreur faîte par une grande majorité des marchands est la suivante : Ils se concentrent sur les caractéristiques d’un produit plutôt que sur les bénéfices pour l’utilisateur ! Vous retrouverez ce phénomène dans les hypers mais aussi sur le Web.
Il suffit de se promener dans n’importe quel linéaire de lecteurs MP3 par exemple, c’est affligeant.
Qu’est-ce que l’on constate ? Une surenchère de données techniques imbuvables. On est agressé visuellement par des panneaux nous vantant les caractéristiques des bébêtes… 4Go, 8Go, 16Go… Lecture de 5 formats video, 8 formats audio… Batteries d’autonomie de 1h, 2h, 5h, à pile, rechargeable… Câble USB1, USB2, Jack 3.5…
Et encore pire, les noms des modèles type YSCP-84313-Noir-1G…
Expérience amusante (je l’ai encore réalisée ce week-end), allez dans le rayon MP3 de votre hyper, postez vous quelques minutes à un endroit stratégique et regardez la tronche éberluée du badaud lambda qui ne comprend pas dans quelle langue on lui parle.
Pour pimenter le truc et vous amuser encore plus, vous pouvez comptabiliser le nombre de demandes implorantes aux vendeurs qui sont archi-débordés.
- « Monsieur, ça veut dire quoi 1Go ? Je peux mettre combien de musiques dessus ? Je peux mettre les chansons que j’ai téléchargé sur le Web ? Je dois acheter des fils supplémentaires pour le lier à mon PC ? »
Vous l’aurez compris, le badaud se fiche de savoir qu’il a un espace de 2 fois plus de Go que son voisin, il se fiche de savoir qu’il a un câble USB2…
Ce qui l’intéresse c’est de pouvoir écouter de la musique dans le metro, de savoir qu’il pourra mettre ses 5 albums de Charles Trenet dessus, et qu’il pourra utiliser très simplement son lecteur MP3 avec l’ordinateur familial même s’il a déjà 2 ans.
Voici une bonne illustration d’une erreur type. Le vendeur qui axe sa communication sur les caractéristiques du produit et non sur les bénéfices qu’il apporte à l’utilisateur.
Je ne donnerai pas de nom pour ne pas avoir de problèmes mais j’ai travaillé en stage de vente pendant un mois dans une grande enseigne nationale de vente de produits électroménagers/multimedia, et c’est désolant.
1/ Le vendeur à pour consigne de sauter sur toute personne déambulant dans le rayon
2/ Il cherche les étiquettes où il voit un code lui indiquant les produits à plus forte marge
3/ Il lit texto l’étiquette au client (comme s’il n’était pas capable de le faire lui-même) en citant toutes les caractéristiques du produits. Bien entendu le client n’est pas plus avancé.
Morceau choisi : « Ah ben si c’est bien 7200 tours par minute, attendez l’autre produit il en fait moins, si c’est plus cher c’est parce que c’est mieux, croyez moi ».
J’exagère à peine
J’insisterai souvent sur ce point, toujours raisonner en terme de bénéfice utilisateur, c’est primordial.
Une fois que vous serez entraînés à tourner vos argumentaires de cette manière, voici 3 tournures de mots vous permettant d’appuyer vos discours que j’ai pu découvrir chez Michel Fortin. Si vous ne connaissez pas cet as du copywriting, dépêchez vous de bookmarker son blog, vous me remercierez plus tard
Michel a établit une technique qu’il enseigne depuis 1998, il l’a baptisé Upwords. Cet acronyme qui sonne vraiment bien en Anglais signifie :
“Universal Picture Words Or Relatable, Descriptive Sentences.”
En clair, il signifie tout simplement qu’en plus de parler de bénéfices, il faut que le discours puisse être imagé, interprêté pour être compris.
Analogie, comparaison, métaphore… On utilise déjà toutes ces techniques, par exemple pour faire comprendre une notion compliquée à un enfant. Ou encore pour convaincre un collègue dans une discussion…
Michel cite cet exemple, si un journaliste vous dit « Des centaines d’hectares sont partis en fumée dans les incendies de Grêce » ou « L’équivalent de 18 terrains de foot est parti en fumée dans les incendies de Grêce », quelle formule vous touche le plus ? Laquelle allez vous retenir ?
Le futur acheteur a besoin de se projeter avec le produit, de savoir quelle utilisation il va en avoir, à quoi il va ressembler en utilisant ce produit, en quoi il résoud son problème !
2/ La répétition
Comme le dit l’adage, « la répétition est mère de l’apprentissage ».
Il ne s’agit pas de répéter bêtement les même explications pour les faire rentrer dans l’esprit de l’acheteur, mais plutôt de renforcer la validité de l’argumentaire.
Il ne faut pas hésiter à employer des synonymes à différents niveaux de l’argumentation pour faire passer l’argument qui nous intéresse.
Si je devais vous convaincre (selon l’exemple de Michel Fortin) que les politiques de confidentialité affichées sur un site augmentent les ventes, voici ce que je pourrais répêter à diverses étapes de mon argumentation :
- Les politiques de confidentialité augmentent les actes d’achat
- Expliquer que l’on respecte la vie privée augmente les ventes
- La confidentialité est la clé du succès en ligne
- Poster des règles de confidentialité est rentable
3/ Les mots faisant appel à l’émotion
Les mots sont comme des symboles. un même mot peut être interprété différemment par différentes personnes. On ne se fait pas la même représentation mentale quand on analyse un mot ou une phrase.
Un mot est impliquant, il nous touche.
Comme il est possible de choisir des centaines de mots différents pour exprimer la même chose, faire le bon choix est l’une des décisions les plus difficiles que vous aurez à prendre pour réussir votre argumentaire.
Une mauvaise sélection peut altérer le message.
Par exemple :
- On ne parlera pas de coût mais « d’investissement »
- On ne parlera pas d’avoir de belles dents, mais plutôt d’avoir « un beau sourire »
- Au lieu de maigre, on préférera « mince » ou « élancé »
- Au lieu de maison on préfèrera « foyer »
4/ Les mots positifs
Mon ancien patron m’a dit un jour : « Quand tu parles à ton équipe, tu emploies parfois des mots négatifs et ils le ressentent. »
Sa remarque m’avait pas mal chamboulé à l’époque et je me suis mis en tête d’analyser ce défaut et de le corriger. Il avait effectivement raison, j’avais tendance à utiliser des mots négatifs dans mes discours.
Par exemple, si un chirurgien vous dit : « ne vous en faîtes pas, vous n’aurez pas mal ». Il vient de vous dire quelque chose de positif pourtant il a utilisé un mot négatif « mal ». Vous allez vous concentrer inconsciemment sur ce mot et associer l’opération à la douleur.
Un moyen simple pour utiliser des mots positifs :
Dîtes ce qu’il est, et non « ce qu’il n’est pas »
(Il faut que j’arrive à retenir cette formule
)
Les exemples de Michel pour les mots positifs :
- Au lieu de dire « bon marché », dîtes « économique »
- Au lieu de dire « cette opération est partiquement sans douleur », dîtes « il y a peu d’inconfort »
- Au lieu de dire « ce logiciel n’est pas touché par les bugs », dîtes qu’il est « stable »
Inconsciemment je pense que nous sommes nombreux à utiliser des mots négatifs.
Un des grands classiques : le « mais ».
Le mot « mais » peut laisser entendre que tout ce que nous venons de dire avant contenait une tromperie, ou un message peu important, et que ce qui suit est donc la vérité ou le vrai message.
Exemple qui je pense sera plus que parlant :
« Tu es vraiment gentil, j’ai envie de sortir avec toi mais… »
Bannissez le « mais » et préférez le « et » !
Par exemple, au lieu de dire: « C’est un grand projet de site Web, mais coûteux », dîtes « C’est un excellent site Web et il vaut chaque centime ».
Au lieu de : « C’est un gros site web mais ça va prendre au moins un mois », préférez : « C’est un grand site Web et il ne faudra que trente jours pour qu’il soit installé et fonctionnel ».
Un avis sur ces 4 conseils pour soigner son discours commercial ?




août 26th, 2009 at 11:23
Merci Julien, ces regles sont appliquées avec succès depuis un moment sur les sites de la boite ou je travaille. Par contre je me suis toujours demandés comment appliquer ces conseils sur un site de vente coquin genre lingerie ou sextoys
août 26th, 2009 at 12:04
Merci
Le dernier point est pour moi le plus important.
août 26th, 2009 at 13:10
Du carnegie, du cialdini, et du SEO, tu vas devenir le maitre du monde si ça continue !
août 26th, 2009 at 13:12
Bravo Julien, chouette synthèse.
Je mettrai un bémol sur le point 1. Cela dépend du positionnement marketing de ton offre. Autrement dit, si ta clientèle est les experts/techniciens/passionnés, l’argumentaire orienté caractéristiques est primordial.
Par ailleurs, La surenchère sur les caractéristiques techniques est souvent utilisé comme un argument de (fausse) différenciation sur un marché concurrencé.
J’aime beaucoup la tournure que prends ton blog.
août 26th, 2009 at 14:48
Excellent, Julien. Très bien dit! De plus, j’aime les exemples que vous avez proposés. Et un gros merci pour le lien et la mention de mon site.
(Je dois vous avouer que ça fait très longtemps que j’ai écrit dans ma langue maternelle. Donc, s’il-vous-plaît pardonnez-moi mes horribles fautes de grammaire et d’ortographe.)
Michel Fortin
août 27th, 2009 at 10:34
Très bon article e-commerce et affiliation. Car ces conseils s’adressent à la fois aux vendeurs mais aussi à ceux qui font des sites de conseil / comparatif, etc… L’exemple des lecteurs mp3 est très bon. Le succès de l’iPod (en plus de leur gros budget marketing et de quelques trucs) s’explique notamment par un discours bénéfice produit / facilité / joie de vivre.
L’iPod n’est sans doutes pas le meilleur lecteur Audio (iRiver ?) mais il a su parler en terme de bénéfice consommateur…
Geoffroy de http://www.objet-publicitaire-ecologique.com
août 27th, 2009 at 13:07
Plusieurs fois que je lis tes articles, ils sont vraiment très intéressants. Les exemples sont bien choisis, et au moins c’est utile pour les sites web et aussi la vie de tous les jours.
Au final j’ai l’impression qu’on revient toujours à cette fameuse expression que tu as employé dans le billet d’avant « Keep it Simple, Stupid ». Allez directement au but sans passez par des tournures de phrases tarabiscoté etc…
août 27th, 2009 at 16:53
Merci à tous pour vos commentaires, et merci aux nouveaux lecteurs
Magic > ça me fait plaisir que tu me dises ça, venant de toi c’est vraiment bon signe
Geoffroy> Tout à fait vrai, les produits Apple ont d’ailleurs souvent la réputation de « décevoir » au dernier moment. Ils sont bien pensés, bien construits, bien réfléchis… Mais ils arrivent toujours à décevoir sur un petit point qui blase les utilisateurs, mais bon, ils reviennent à chaque fois parce que le marketing est bon (et les produits aussi hein, il ne faut pas rigoler
).
Enfin, les nombreux blogs high tech en parlent bien mieux que moi
Au fait ton site Revolution80 est très sympa !
août 27th, 2009 at 17:13
En communication, on parle souvent en schématisant d’émetteur et de récepteur. Pour que les deux s’entendent et se comprennent, il faut que le « code » utilisé soit commun.
Dans le cas qui nous intéresse, l’émetteur est le vendeur, le récepteur, le prospect. Utiliser par défaut un langage abscons, technique (dans le cas des descriptifs de matériels technologiques), ou négatif est sans doute, en effet, une erreur.
Utiliser un « code commun » est déjà un bon point. Vulgariser son discours de vendeur, le rendre digeste, compréhensible, intéressant et positif, cela permet d’ôter bien des verrous. Finalement, les bases de la communication sont également les bases de la vente.
août 29th, 2009 at 0:48
Merci Julien pour cet article que j’ai eu bien du plaisir à lire! La façon dont on décrit les articles est a parts égales aussi importante que la façon dont on les présente… à ne pas négliger, merci d’avoir attiré mon attention là-dessus je vais fouiller un peu
août 30th, 2009 at 19:16
Excellente leçon de commercial!
septembre 11th, 2009 at 0:14
Des règles de base en communication mais qu’il est bon de rappeler.
Merci pour cet article et le choix des exemples.
Il n’y a pas que les vendeurs de chez D…. ou F… qui parlent comme cela, prenez n’importe quel JT à la TV
octobre 24th, 2009 at 11:40
[...] de ce billet m’est venu après le post de Julien Bagein, qui entame un parallèle entre la vente et la rédaction [...]
décembre 18th, 2009 at 23:55
Merci pour les conseils, je rajoute ton site dans mes 40 000 favoris, et je vais voir ce fameux Michel Fortin !
décembre 21st, 2009 at 17:18
Bonjour Julien,
très bon cours de copy-writting.
Connaissez-vous le livre (ou programme) de Christian Godefroy : la bible du copywritting ou Comment Ecrire Une Lettre qui vend ») ?
Et si oui, me le conseillez-vous pour améliorer mes connaissances dans ce domaine ?
Bien à vous,
Simon FEBVRE