Augmenter son taux de conversion, assurément, mais comment ne pas en faire trop ?
Dans votre course à l’optimisation de vos ventes, si vous êtes pro, vous testez absolument tout à l’aide du split testing.
Les tests A/B sont magiques à bien des égards… Vous proposez, et vos clients disposent… Vous ne vous trompez jamais, le peuple décide pour vous.
Une campagne intelligente repose sur la collecte des données permettant la prise de décision (taux de conversion, taux d’abandon, à quel moment, pour quels types de visiteurs…) et sur l’optimisation des zones « défaillantes » ou en tout cas, à améliorer.
Mais est-ce qu’il est possible d’en faire trop ?
En bon webmarketer, vous avez lu des dizaines et des dizaines de préconisations, vos bookmarks sont plein à craquer des « 10 amazing ways to increase conversion » qui pullulent partout, vous avez mis au point un système de tracking ultra précis qui vous donne en temps réel les pages qui performent et vos mots clés qui cartonnent, vous avez des checklists des best practices qui vous accompagnent pour tous vos projets, les 95% de prospects potentiels qui quittent chaque jour votre site sans même daigner jeter un oeil à vos si chouettes produits vous empêchent de dormir, bref… vous voulez vendre et vous vous donnez les moyens d’y arriver.
Bravo, vous êtes donc un marketer professionnel qui a compris que le succès d’un site Internet n’est certainement pas dû au hasard !
Vous testez donc absolument chacune de vos actions/variables… Mais que se passe-t’il quand vous en faîte trop ?
Voici 2 exemples concrets qui permettent de saisir l’importance capitale à améliorer son taux de conversion intelligemment :
1/ Optimisation du titre et de la baseline = +30 % de conversion
Découvrez sur cet excellent blog les résultats d’une campagne de tests A/B permettant de mettre en évidence le combo titre/baseline le plus efficace.
Vous le savez sûrement, la zone titre + baseline est peut être ce qu’il y a de plus important sur une page destinée à convertir. Cette première accroche essentielle enclenche le processus de lecture, elle établit la connection avec le lecteur, elle incite, donne envie d’en savoir plus, elle doit véhiculer sur ces quelques minuscules lignes instantatément les notions suivantes : « c’est quoi ? « , « en quoi cela va m’aider ? », « est-ce que ça vaut le coup que je perde du temps ici ? ».
De plus, ce sera le seul élément lu par les internautes en mode surf rapide, vous ne disposez que de quelques secondes pour convaincre…
Foirer cette zone, c’est mal partir les copains
Vous voyez donc sur l’article sus-cité les résultats très sympathique sur la conversion finale (+30%) d’un choix de titres judicieux (j’écrirai de nombreux billets sur la question des titres
)
On peut attribuer cela très certainement au caractère directif, rassurant et commercialement intéressant de l’offre décrite dans ce header « 30-day Free Trial on All Accounts – Sign-up take less than 60 seconds- Pick a plan to get started ! ».
Notez également le choix des premières lettres des mots importants en majuscule
.
Les visiteurs ont parlé, l’auteur sait désormais quelle formule fonctionne bien.
Original :

Augmente le taux de conversion de 30 % :

Maintenant, voyons l’impact d’un discours trop agressif pour une autre cible. Encore une fois, cela est mis en évidence par les tests A/B
2/ Optimisation du nombre d’inscrit de 200 %
Un exemple pertinent décrit ici. Souhaitant travailler l’augmentation du nombre d’inscrits pour son logiciel, l’auteur est parti sur un discours commercial qui pouvait sembler plutôt judicieux de prime abord. Il a testé différentes combinaisons de call to action comme “Free Trial” ou encore “Sign-up for Free Trial”.
Curieusement, après d’autres tests, l’auteur s’est arrêté sur cette formule :

Eh oui, en comparaison avec des offres de démo gratuites, la formule « Voir les formules et tarifs » a mieux fonctionné !
L’auteur attribue cela au fait que les gens ont tendance à se méfier devant des formules « démo gratuite », car elles sous-entendent que cela cache une offre commerciale derrière, ils se placent donc automatiquement en position défensive pour ce cas précis.
Grâce au réflexe de tester ces formules, il sait dorénavant qu’il avance dans le bon sens.
Il faut en tirer un enseignement ! Chaque site communique avec tel type de profils clients et son environnement/sa situation fait qu’aucun guide, aucune formule n’est applicable à 100%.
Ce qui fonctionne pour un site ne fonctionnera pas forcément pour le votre, ces deux exemples en sont l’illustration.
Alors continuez à tester, testez, testez, et testez encore…




juillet 23rd, 2009 at 16:22
Je sens que je vais venir souvent
juillet 23rd, 2009 at 16:22
Question super débutante : qu’est-ce que la baseline? L’intro de ta page?
juillet 23rd, 2009 at 16:35
Il n’y a pas de questions débutantes ici
La baseline est une phrase très courte (ou un petit paragraphe) qui appuie le titre ou le logo.
Sa fonction est la suivante :
Elle doit véhiculer le positionnement de l’entreprise/site (ils font quoi, pour qui, ça va parler de quoi ?).
Il ne faut surtout pas confondre baseline et slogan marketing. Par exemple « Just do it » n’est pas une baseline, car cette phrase ne renseigne aucunement sur le contenu du site/des produits ni sur l’identité de la société.
Comme tu peux le voir, ce petit bout de phrase doit avoir les épaules bien solides pour porter tout ce poids
Ce n’est pas simple de rédiger des bonnes baseline, j’y reviendrai sûrement dans un article
Beunwa > Avec plaisir !
juillet 23rd, 2009 at 16:45
Hum, donc la baseline ne correspond pas à un article, mais à l’entreprise donc. Correct? Merci pour la définition alors
Exemple : ‘Total, Vous ne viendrez plus chez nous par hasard’ c’est une baseline?
juillet 23rd, 2009 at 16:52
Non c’est un slogan
Tu vois la 2ème image de l’article ? On pourrait dire que le titre est :
“30-day Free Trial on All Accounts »
et la baseline est : »Sign-up take less than 60 seconds- Pick a plan to get started !”
Bien sûr ce ne sont pas des règles absolues, mais c’est ce qui se pratique beaucoup outre atlantique
juillet 23rd, 2009 at 16:55
Ok, ça marche.
Maintenant je sais que je ne viendrai plus sur ton site par hasard
juillet 23rd, 2009 at 16:57
Ahah, excellent
juillet 23rd, 2009 at 17:26
On appelle ca une accroche aussi
juillet 24th, 2009 at 2:35
Salut Julien, j’ai cherché comment te suivre sur Twitter mais apparemment tu l’utilise pas !
juillet 24th, 2009 at 8:20
Si si si il en parle à la fin de son précédent article : http://twitter.com/Manga59
juillet 24th, 2009 at 8:21
Bonjour Joe, si si, je l’utilise quotidiennement :
http://twitter.com/Manga59
juillet 26th, 2009 at 5:06
Youpi son blog il est revenu !
On sent qu’il y a bcp d’XP depuis les précédents postes.
Long life 4 u bro
PS: Tu crois que cette formule fonctionne sur p0rn ?
juillet 28th, 2009 at 15:39
Je le crois oui
juillet 29th, 2009 at 13:34
[...] à nombre de marketers modernes (moi le premier), il ne met pas la baseline en avant. La méthode repose sur 3 axes [...]
septembre 10th, 2009 at 17:35
[...] internaute en mode surf, comparaison ou achat comprenne rapidement de quoi on parle (voici une piste), il faut évaluer si le message principal passe [...]
février 1st, 2010 at 14:56
Bopnjour, j’aimerai creer un magasin en ligne mais j’y connais pas grand chose, comment commencer pour apprendre?.
Merci d’avance.